La tortue de Floride

Tortue de Floride (Trachemys scripta elegans)

Identification:

Traits caractéristiques : Tâches rouges sur les tympans, ornementations vertes, jaunes et noires sur le corps et la carapace (tendance à s’estomper et à devenir d’un noir uniforme après un certain temps en milieu naturel).
Taille de la carapace : 13-15 cm (mâles), ~25 cm (femelles).
Poids adulte : jusqu’à 2,5 kg.
Maturité sexuelle : 3 à 8 ans.

La tortue de Floride se reconnaît facilement à la rayure rouge qu’elle a sur les tempes. Son ventre (plastron) est jaune avec des taches noires et sa carapace vert-brun. Le mâle, est plus petit que la femelle, il possède des griffes plus longues et courbées, et sa queue est plus longue et large.

Habitat:

Originaire des États-Unis (bassin du Mississipi, du bassin de l’Illinois, jusqu’au Golfe du Mexique), cette tortue peut vivre dans toutes les zones d’eau douce ou saumâtre (cours d’eau, lacs, zones humides, lagunes…).
Habitat préférentiel : eau calme, plans d’eau larges, fonds meubles, grande abondance de plantes aquatiques. Eau bien oxygénée pour l’hivernation.

C’est une tortue aquatique d’eau douce à saumâtre, qui s’aventure rarement à terre. Dès qu’il fait chaud elle aime prendre le soleil en surface ou grimpée sur un rocher émergé ou sur une branche d’arbre flottante.

Alimentation:

Au début de sa vie elle est carnivore, puis devient omnivore et opportuniste. Elle est très vorace et consomme des alevins, des larves de batraciens, des escargots et divers insectes. Plus grosse, elle s’attaque aux poissons (surtout morts ou blessés) et aux batraciens.

Reproduction:

La tortue de Floride atteint la maturité sexuelle vers l’âge de 3 à 8 ans selon les sexes. Les accouplements ont lieu dans l’eau entre mars et juin. La ponte d’une vingtaine d’œufs est déposée dans un trou à terre dans une zone ensoleillée. Les œufs éclosent deux mois plus tard.

Statut de l’espèce:

La tortue de Floride a pendant longtemps fait l’objet d’un commerce à grande échelle au cours de la seconde moitié du XXème siècle. Entre 1989 et 1997, plus de 52 Millions d’individus ont pu sortir des fermes d’élevage américaines et européennes afin d’alimenter le marché mondial des animaux de compagnie. En Europe, la France était le plus gros importateur de ces tortues avec plus de 4 200 000 importations entre 1985 et 1994. Son commerce est théoriquement interdit en France depuis 1997.

Etat en Languedoc-Roussillon:

Cette espèce est largement représentée dans la région. Outre des individus erratiques relâchés çà et là, les principaux foyers d’introduction se trouvent aux abords des grandes agglomérations et le long des fleuves.

La preuve de sa reproduction est régulièrement confortée par l’observation de jeunes individus. Les effectifs de ces populations introduites semblent donc en augmentation, ce qui rend la situation préoccupante au regard de la concurrence directe avec les tortues autochtones à la région (Emyde lépreuse, Mauremys leprosa et cistude d’Europe, Emys orbicularis) qui sont fortement menacées et de l’impact provoqué sur les populations d’amphibiens.